Amiante
Publié le 18 Septembre 2026

Un nouvel arrêté officiel, daté du 4 septembre 2026 et publié au Journal officiel le 6 septembre, vient de modifier les règles des certificats d’économies d’énergie (CEE). Il s’applique à partir du 7 septembre 2026 et vise le remplacement d’équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible (par exemple une chaudière au fioul ou au gaz). Concrètement, cela peut jouer sur les aides dont vous bénéficiez pour changer votre système de chauffage et donc sur le coût réel de vos travaux.
Si vous êtes propriétaire occupant, bailleur, copropriétaire ou futur vendeur et que vous envisagez de remplacer un chauffage ancien au fioul ou au gaz, cette évolution peut alléger la facture. Voici ce que cela change pour vous, en langage simple.
L’arrêté du 4 septembre 2026, qui entre en vigueur le 7 septembre 2026, modifie l’article 2 quater d’un texte plus ancien daté du 22 décembre 2014. Il concerne les opérations financées via les certificats d’économies d’énergie (CEE), un dispositif qui permet d’obtenir des primes pour des travaux de rénovation énergétique.
Le texte vise spécifiquement le remplacement d’équipements fonctionnant avec un combustible, déjà valorisés une première fois dans le cadre des CEE. En clair : il encadre le fait de toucher à nouveau des CEE pour changer un équipement de chauffage qui a déjà donné droit à une prime CEE par le passé.
Point important pour votre portefeuille : l’arrêté précise que certaines restrictions ne s’appliquent pas à des équipements engagés avant le 1er janvier 2021. Il liste 16 fiches d’opérations standardisées CEE concernées :
Derrière ces codes un peu obscurs se cachent, en pratique, de nombreuses opérations de remplacement ou d’amélioration de systèmes de chauffage dans les bâtiments résidentiels (logements) et tertiaires (bureaux, commerces, etc.). L’arrêté facilite donc le remplacement de ces équipements dans ces bâtiments.
Le champ d’application est assez large, mais avec deux limites très claires :
Si vos travaux de remplacement de chauffage sont lancés à partir du 7 septembre 2026, vous entrez donc dans le nouveau cadre. Si vous aviez déjà engagé une opération de remplacement avant cette date, c’est l’ancienne règle qui continue de s’appliquer.
En pratique, ce changement réglementaire a un effet direct sur le financement de vos travaux de chauffage via les CEE. Le texte vient assouplir les conditions dans lesquelles un nouvel équipement de chauffage peut à son tour générer des certificats d’économies d’énergie, alors même qu’un ancien équipement avait déjà été valorisé.
Pour vous, cela signifie potentiellement :
Attention toutefois : l’arrêté ne donne pas de montants de primes ni de pourcentages de prise en charge. Ces éléments dépendent des barèmes propres aux acteurs des CEE et des caractéristiques de votre logement et de votre projet.
Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont un des piliers du financement de la rénovation énergétique. Ils viennent souvent en complément d’autres aides, comme les aides publiques ou les prêts dédiés. L’arrêté du 4 septembre 2026 ne crée pas de nouvelle aide, mais il élargit la possibilité de recourir aux CEE pour un nouveau remplacement d’équipement de chauffage dans les cas visés.
Concrètement, pour votre budget, cela se traduit par :
En revanche, l’arrêté ne donne aucun chiffre de coût moyen de travaux, ni de montant de prime. Il ne modifie pas non plus les autres dispositifs comme les prêts à taux préférentiels ou les aides fiscales : il se concentre uniquement sur le fonctionnement interne des CEE pour ces opérations de chauffage.
L’arrêté du 4 septembre 2026, applicable aux opérations engagées à partir du 7 septembre 2026, simplifie le remplacement de nombreux équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, en assouplissant l’utilisation des certificats d’économies d’énergie pour certains cas.
Si votre logement a déjà bénéficié d’une prime CEE pour son chauffage, mais que votre installation est aujourd’hui vieillissante ou trop énergivore, cette évolution peut réduire le coût de son remplacement, à condition de respecter les dates clés (1er janvier 2021 et 7 septembre 2026) et les fiches concernées.
Avant de lancer vos travaux, il est utile de faire un point global sur la performance énergétique de votre bien (DPE, audit énergétique le cas échéant) et sur l’historique des aides déjà perçues. Cela permet de vérifier si votre projet de remplacement de chauffage peut bénéficier de ce nouvel assouplissement CEE et d’anticiper au mieux votre budget.